Axel Dalibert Legris

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JDB#1 – L’écriture d’un anti-héro

Temps de lecture : 2 minutes

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J’ouvre ce « journal de bord » par une réflexion d’écriture que je n’arrive pas à conclure: comment concevoir un anti-héro ? J’ai beau être fasciné par ce type de personnage (en particulier les loser-magnifiques), je n’arrive pas à maîtriser leur écriture.

On a tous en nous quelque chose d’anti-héro.

Mon père en est le meilleur exemple pour moi. Un jour où nous étions tous deux en voiture. Il conduisait en me racontant sa vie triomphante d’agent commercial. Il est une sorte de tonton flingueur de la vente. Je lui ai avoué vouloir un jour m’inspirer de lui, pour réussir à mettre en mots un anti-héro.

Je lui ai dit un brin moqueur: « Papa. Tu es le plus grand anti-héro que je connaisse. Un jour, je m’inspirerai de toi pour écrire mon personnage principal… »

Mon père m’a regardé un court instant droit dans les yeux, avant de revenir à sa route. Il serra un peu plus fermement son volant et m’affirma avec un sourire aux lèvres, plein d’assurance qui le caractérise: « Putain non ! J’suis un héro moi ! »

Surpris de prime abord, je finis par lui répondre satisfait de moi-même: « Exactement ! »

Mon père venait de me donner la voie !

À ses dépends, il venait de me prouver qu’il était un anti-héro. C’était exactement ce qu’aurait dit un tel personnage.

Malgré cette riche interaction avec mon père, j’ai encore beaucoup de mal à poser sur papier un tel protagoniste. J’apprends par moi-même. Je prends des notes à chaque fois que je reconnais une attitude d’anti-héro dans la vie ou dans la fiction.

Un ingrédient qui me manquait

Il me semble que pour réaliser la recette d’un anti-héro type « loser-magnifique », il faut que le personnage cherche à briller, sans qu’il ait conscience de ses faiblesses ou de ses défauts apparents. Par ce biais, il créait de la sympathie, voir de l’admiration chez le lecteur.

C’est d’ailleurs pour ça que je trouve mon père tellement cool !

Concernant mon manuscrit, il m’a semblé évident du dysfonctionnement de mon anti-héro, quand après avoir parlé avec mon frère, celui-ci m’a révélé ne pas comprendre pourquoi le personnage principal buvait.

Après réflexion, mon frère m’avait donné la clef manquante de l’écriture du personnage principal. Celui-ci faisait le malin, il était arrogant, mais sa blessure n’était pas évidente aux yeux du lecteur et des protagonistes qui interagissaient avec lui.

De ces deux expériences, je travaille actuellement corriger le tir. Ce sera peut-être la dernière grosse retouche de mon manuscrit avant d’en déclarer le point final.

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